J’ai sombré petit à petit dans l’alcoolisme. D’abord un verre, puis trois, puis la bouteille entière. Chaque jour je me détruisais à coup de vin, de bières et parfois d’alcool fort.
Jusqu’au jour où je suis tombée dans la rue et que les pompiers m’ont prise en charge avec une très grosse quantité d’alcool dans le sang. J’ai ensuite passé 36 heures dans un couloir d’hôpital pour finir aux urgences psychiatriques d’Henri Mondor.

L’alcool est un puissant anxiolytique. Il est très fort pour effacer nos idées noires et pour anesthésier la douleur. Il est extrêmement accessible puisqu’il est en vente libre. L’accoutumance est rapide et plus vous buvez, plus vous avez besoin de boire pour obtenir l’effet escompté.
J’ai alors décidé de rentrer dans une clinique pour effectuer un sevrage et traiter ma profonde dépression. J’y suis restée deux mois, là où je pensais partir au bout de trois semaines. Je suis désormais obligée d’être abstinente afin de ne pas réveiller les démons qui sommeillent en moi.
Si vous sentez que votre consommation d’alcool n’est pas normale, n’attendez pas trop pour en parler et pour agir, car on revient difficilement en arrière.
Les victimes d’inceste ont plus de risques de développer des addictions diverses et variées : alcool, drogues, médicaments, jeux d’argent… sans parler de la boulimie, l’anorexie, la tendance à se scarifier…
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