J’ai le droit d’être moi-même, madame « Jean qui rit, Jean qui pleure ». Où est le mal dans le fait de ressentir toutes ces émotions ? De passer du rire aux larmes sans raison évidente. Rien n’est plus beau et intense que de s’émerveiller de toutes les choses qui nous entourent. Rien n’est plus beau que de baisser les armes et accepter que j’ai le droit de souffrir
Souffrir en silence cela n’existe pas. Peut-être nous a-t-on appris que c’était plus facile de rester discret et de cacher aussi profondément que possible ce que l’on ressent. Mais un jour cette facilité, cette armure cède, craque de tous côtés et c’est un séisme. Un tremblement de terre de niveau 10 sur l’échelle de Richter.
Tout s’effondre et me voilà confrontée à une reconstruction qui semble vertigineuse. Pièce par pièce, brique par brique, j’ai enfin le droit de me reconstruire, de reconstituer mon être tel que je le conçois.
J’ai le droit de dire « non », « stop », c’en est trop pour moi. Longue s’annonce la reconstruction, mais n’est-ce pas comme cela que j’aboutirai à ce qui me ressemble vraiment. Je veux être une Tour de Pise, belle et fragile à la fois. Rien ne vaut plus la peine que de s’accepter, de s’émanciper du silence assourdissant de la douleur et du chaos.
J’ai le droit d’être moi, tout simplement.
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